AVEC MA PLUME

Des histoires à grandir.

3 novembre, 2008

LE CADEAU DE NOËL

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 22:34

Voilà une nouvelle histoire qui j’espère vous plaira puisqu’il s’agit d’un conte de Noël que j’ai composé avec plaisir.

Le cadeau de Noël         

  Cette année, pour Noël, mon souhait était d’acquérir un beau service de vaisselle, mais pas n’importe lequel, j’en voulais un avec un style bien particulier, pas le même que monsieur ou madame tout le monde ; non, un totalement différent, du genre très ancien, que l’on ne déniche plus que dans les brocantes.           Un jour où j’étais libre de toute occupation, je me décidai et je partis chiner dans plusieurs boutiques d’antiquaires. Avant la fin de l’après-midi, j’avais mis la main sur celui qui m’avait attirée dès le premier regard. Il était splendide, ou plutôt somptueux, difficile à décrire tellement j’étais restée coite devant cet ensemble auquel il ne manquait pas une seule pièce. Tout y était : les assiettes creuses,  plates, à dessert, la soupière, les plats, les saladiers, la théière, les tasses…enfin l’ensemble complet ; ce qui paraissait étonnant pour un service à vaisselle semblant dater du siècle dernier ! 

         Le brocanteur m’affirma qu’il datait réellement de début 1900 et qu’il avait appartenu à une noble famille. Qui le détenait auparavant n’était pas mon souci, aussi je n’eus guère d’hésitations car dès que je l’avais aperçu, son charme avait opéré, c’était celui que je désirais par-dessus tout. Pourquoi m’avait-il séduit dès le premier instant ? Je ne pouvais répondre. Simplement quelque chose s’était produit au moment où mon regard s’était posé sur ce service, comme un appel de détresse qui aurait attiré mon attention.

cuisine12p2.gif          De retour à la maison, j’étais si heureuse de m’être procurée cette vaisselle que je pris un soin tout particulier à la laver et à la ranger dans mon vaisselier. Aussi, je plaçai précautionneusement la soupière, la théière et les tasses munies de leurs soucoupes en vitrine, de sorte que chaque fois que je passais dans la pièce où je les avais exposés, mon regard se tournait du côté de ces éléments.          Depuis que j’avais acquis ce service, systématiquement, le chien jappait lorsqu’il s’approchait du buffet. En outre, j’avais déjà remarqué que dès que j’entrais dans  la salle de séjour, une douce musique se faisait entendre, semblant venir de cet endroit.           N’était-ce pas ce qui avait préalablement capté mon attention dans l’échoppe où je me l’étais procuré ? Et cet animal, était-il, tout comme moi, captivé par ce service ? Qu’avait de spéciale cette vaisselle afin que nous soyons amenés à la considérer dès que nous passions à proximité ?          Ce qui est sûre, c’est que j’avais été immédiatement captivée, voire même charmée par cette vaisselle. Mais pas au point de sentir mon regard attiré vers cet emplacement  sitôt que je traversai la pièce où il trônait. Quelle pouvait bien en être la cause ? Je retournai donc chez le marchand qui me l’avais cédée. Celui-ci m’expliqua que la vaisselle en question avait appartenu à une famille bourgeoise qui ne recevait jamais personne. Le mari, un homme cossu et très conformiste ne supportait ni la famille de son épouse, ni aucun autre individu. Aussi, cette magnifique vaisselle avait-elle toujours été conservée dans un immense bahut sans jamais être posée sur une table. D’après ce qu’il savait, seule la maîtresse de maison, sa dame, l’époussetait une fois l’an afin de ne pas négliger la préciosité de l’ensemble. 

         Après l’enquête que j’avais menée auprès du brocanteur, je me renseignai auprès du notaire de ces nobles. Ce dernier, arguant de son devoir de réserve ne me confia que le nom des anciens propriétaires.

scolaire12p.gif C’est dans une bibliothèque que je levai enfin le voile sur le mystère qui entourait cette famille. Ce secret perdura jusqu’au décès de la femme de ce bourgeois. Dans sa chambre, on avait trouvé des écrits sur leur vie officiellement commune menée pendant près de cinquante années. En fait, l’épouse de cet homme fortuné et conservateur n’était autre que la chambrière de sa fiancée. Le gentilhomme n’ayant jamais eu le loisir de rencontrer sa promise, les parents de cette dernière l’avaient échangée contre sa soubrette. La découverte du boniment eut lieu après le mariage ; le bourgeois ne put se dédire et décida donc d’un châtiment exemplaire pour cette femme qui était maintenant sienne.          « Jamais nous ne recevrons dans cette maison, ni vos parents, ni votre ancienne maîtresse, ni aucune personne qui se présentera à notre porte ; et puisque vous m’avez déshonoré par votre mensonge, vous ne partagerez jamais notre lit commun. » Telle était la pénitence édictée par le mari.          La domestique devenue bourgeoise avait reçu pour dot de son ancienne maîtresse ce magnifique service de vaisselle qui, selon l’époux, n’avait jamais servi, puisque toute visite était interdite dans cette maison. Mais ce qu’il ne comprit qu’au jour de sa mort, c’est que cette épouse qu’il avait refusée ne s’était jamais ennuyée.       

  En fait, c’était une fee15p.gif fée qu’il avait épousée.

         Et, chaque soir, lorsque son mari s’enfermait dans sa bibliothèque, la fée ayant ensorcelé tous les objets de la maison : table, chaises, pendule, vaisselle… se faisait servir sans besoin d’aucun domestique.          A mon grand soulagement, je découvris aussi le « poème de désenchantement » afin de rompre le charme et de pouvoir utiliser cette superbe vaisselle à ma guise. 

         J’étais donc rassurée, je n’avais pas rêvé, l’envoûtement de ce magnifique service de vaisselle n’ayant pas été rompu, la musique et les chants que j’entendais en passant dans ma salle à manger provenaient bien des tasses, assiettes, soupière… aussi chaque fois que tous ces objets bougeaient, la chienne jappait face à cette incompréhension.

cuisine25p.gif  Maintenant, j’utilise cette vaisselle uniquement lorsque je reçois des convives que j’apprécie tout particulièrement. Car à personne particulière, vaisselle particulière.          Mais surtout avant de dresser la table, je n’oublie pas de réciter le poème de désenchantement, car ce secret, moi seule le connaît…. Et le chien ! 

Poème de désenchantement  Les aléas de la vie 

M’ayant anoblie 

De simple villageoise 

Je devins bourgeoise 

Jamais de me repentir 

Que je sois une martyr 

Puisque  mon secret 

Fut gardé à jamais 

Et de ma prison 

J’en fis ma maison 

Avec ma baguette 

Dans mes oubliettes 

Je devins maîtresse 

Avec plein d’adresse 

Et d’un léger coup 

Je transformai tout 

Afin que prenne vie 

Grâce à ma magie 

Chacun des objets 

Que je pus toucher 

Et quel privilège 

Et non sacrilège 

Que mes sortilèges 

Transforment en cortège 

Et d’être anoblie 

cuisine10.gifJamais je ne souffris. cuisine23p.gif

   

26 mai, 2008

LA VIEILLE BOUILLOIRE

Classé dans : Non classé — sorcieresetfees @ 16:08

          J’aime entendre le léger sifflement de la bouilloire. 

        Ah, non ! Pas la moderne, électrique, rapide, qui nous chauffe l’eau en quelques minutes, juste le temps d’ouvrir la boîte à thé, d’en extraire un sachet, de le déballer, de le placer dans la tasse et hop, c’est fini, on entend le déclic qui nous indique que le liquide est bouillant. 

        Moi, je préfère la bonne vieille bouilloire : ce récipient métallique, garni d’un bec et d’une anse, qui sert à chauffer l’eau. Celle qu’on pose sur le feu de bois et qui lentement se met à nous offrir des chants, avant même que les premiers bouillonnements n’apparaissent.LA VIEILLE BOUILLOIRE    

Attention, ne confondez pas non  plus avec la bouillotte, remplie d’eau, que l’on chauffe aussi sur le fourneau et qui, quand elle est bien chaude se place au fond du lit pour une nuit sans frissons

 C’est bien de la bouilloire à l’ancienne dont je vous parle, celle de bonne grand-maman. 

         Dans une brocante, j’en ai cherché une, pareille à celle de mon enfance. Le problème, c’est qu’il y avait plusieurs modèles et je ne savais pas laquelle choisir entre toutes celles exposées. Mon choix s’est porté sur les plus anciennes : 

·        une bleue ou émaillée datant du XIXème siècle ;  59·        la même en rouge ;615046357531356f705843467a743570524351-100x100-0-0 

·        une avec de jolies fleurs roses peintes dessus ;bouilloire-rose ·        une en cuivre (trop brillante) ; 

·        une toute simple en fonte (trop lourde).  bouilloire

Mon choix se porta sur la première. 

         Je suis ravie de détenir ce bel objet, bleu ( ma couleur préférée), du 19ème siècle (déjà bien vieillot), et de Scandinavie (pays de mes ancêtres). 

         En rentrant à la maison, je l’ai posée, pleine d’eau, sur le fourneau à bois de la salle de séjour, et j’ai essayé d’entendre son bruit, je me suis tue, et j’ai attendu. J’ai patienté longuement, mais je n’ai rien entendu, enfin presque rien, pas le sifflement habituel d’une bouilloire, juste un semblant de petit soupir. 

         C’est curieux ! Quelque chose est peut-être coincé dans son bec. Alors,Je vide son contenu, je regarde, j’examine de près et je ne vois pas d’anomalie. Je ne l’ai probablement pas suffisamment nettoyée ? 

         Je prends tout mon temps, je goupillonne d’abord le bec, ensuite je frotte l’anse, puis je frictionne l’extérieur, je l’astique, je la lustre, je la polis avec mon chiffon doux, j’en prends bien soin. 

         Puis, de nouveau, je la remplis et la pose sur le feu. J’attends un peu, mais pas longtemps et là, je commence à l’entendre chanter. J’apprécie ce doux son qui lui sort du bec. Plus je l’écoute et plus j’ai l’impression qu’elle me fredonne une mélodie. Je suis subjuguée par cette musique qui n’est en rien équivalente à celle d’une bouilloire commune. 

         Alors, je m’approche du fourneau, et avec une concentration toute singulière j’observe la bouilloire, elle brille d’un bleu intense, un bleu azur éblouissant, je dois détourner mon regard tellement la lumière qu’elle produit devient vive.

pict0029   Quand je regarde de nouveau en direction du fourneau, je découvre un petit être qui semble tout droit sorti du bec de ma bouilloire.elfe69.gifQuelle beauté ! On dirait un elfe ! 

            Non, ce n’est pas possible, je n’aurais jamais cru pouvoir un jour rencontrer un elfe. Bien sûr, je crois aux elfes, mais ma grand-mère d’origine Norvégienne m’a toujours raconté que seul les enfants nés un dimanche détenaient le privilège de les voir ; et moi, je suis née un mardi. C’était probablement un mardi spécial que celui de ma naissance. 

         Je regarde cette créature aux yeux scintillants comme deux étoiles, aux lèvres couleur de corail, aux dents comme de l’ivoire et dont l’épaisse chevelure se déroule gracieusement en cascade sur ses frêles épaules. On pourrait croire qu’elle danse tellement elle est agile. 

         Enfin, elle s’adresse à moi : 

« N’ayez pas peur de moi. -         Je ne suis nullement effrayée, juste un peu surprise. Vous êtes si ravissante, tellement resplendissante, et vous ressemblez si étrangement aux humains. 

-         En effet, nous sommes beaucoup plus petits que vous mais en même temps très semblable à ceux de votre race. -         Mais, dites-moi, comment vous appelez-vous et d’où venez-vous ? 

-         Je me nomme Elfie,et je viens d’Alvheim, une ville de Norvège. » 

Et à cet instant, je comprends que cette créature arrive tout droit du pays natal de ma grand-mère paternelle. 

C’est un elfe féminin. Elle est belle et sourit à chaque instant, je lui propose de devenir son amie, malgré nos différences. 

         Elle me raconte qu’elle a dû se cacher dans cette bouilloire car un jour l’elfe Sylvain (un elfe noir) est venu attaquer sa famille par pure jalousie. Elle savait les risques qu’elle prenait en s’y cachant, la seule façon d’en sortir était que la bouilloire retourne dans son pays d’origine. 

Le sort en a décidé autrement,mes origines, identiques à celles d’Elfie, a bouleversé sa destinée. 

Peu de temps après cette discussion, Elfie s’endort. Il faut dire que dans leur monde, le temps s’écoule au gré de l’humeur des habitants et chez eux seule la fatigue compte (ils dorment dès qu’ils sont fatigués), l’horloge ne leur annonce pas l’heure du coucher. 

C’est avec une sincère gratitude qu’elle me remercie de mon accueil, car chez eux tout hôte est le bienvenu mais peut aussi rapidement devenir un fardeau pour celui qui le reçoit dans sa maison, et pour les elfes, ces êtres aériens symbolisant les forces de la nature, remercier ceux qu’ils aiment est primordial. Ensuite, elle devra choisir son chemin, car les heures la rattrapent si elle passe son temps chez les hommes, et elle vieillira comme tout être humain ; alors que dans son pays le temps n’est pas compté, il est éternel. 

Les elfes sont parfois différents, ils peuvent être de taille humaine. Alors quand vous regardez un humain, si vous pensez vous aussi en reconnaître en lui un elfe, ce n’est pas difficile : 

    Essayez de remarquer sur son visage une fossette complice, au coin de l’œil ou de la bouche, au milieu de la joue ou du menton. Les elfes possèdent toujours une fossette parce qu’ils rient avec leur visage entier et non pas seulement avec leur bouche. Un sourire qui inonde de bien-être tout leur corps. 

·                   Observez bien ses yeux aussi, si vous y apercevez des paysages, des océans, des villes, des rires, des mots, des couleurs…, c’est qu’il vous conte un peu de ses plaisirs et de ses souvenirs, car les elfes libèrent leur regard pour qu’il se promène, remarque les détails auxquels on fait rarement attention, ils voyagent beaucoup et aiment nous faire découvrir leurs escapades. ·                   Et surtout, ce sont des êtres d’une remarquable sociabilité, doués d’une intelligence bien supérieure à celle des Hommes, et d’une infinie sagesse. 

Un matin, Elfie n’était plus là, car il est dans la nature des elfes, comme dans celle de toutes les créatures merveilleuses, de quitter un jour celui ou celle avec qui ils ont partagé un peu de leur temps et de s’éclipser de cette existence humaine qui n’est pas la leur 

D’ailleurs, le pays Elfique n’est-il pas celui des songes et de l’imaginaire ?h45slcha 

  

13 février, 2008

LE MYSTERE DE L’ARMOIRE

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 0:46

          Je suis vraiment enchantée, cette très vieille armoire va trouver son emplacement dans notre maison. Ce sera pour moi le seul souvenir de mon aïeule, mais quel magnifique souvenir ! armoire

Les hommes l’installent dans le salon, moi je les guide : en biais, oui comme ça, parfait ! Là à côté du canapé c’est l’endroit idéal. J’observe la lumière envoyée par la porte-fenêtre qui reflète à l’intérieur, une armoire chevillée à l’ancienne, tout en chêne foncé, bref, une belle antiquité. 

 

         Nous entreprenons le  remontage des portes. Juste au moment où j’essaie d’enfoncer le manillon dans le gond, j’entends : 

« Aïe, tu me fais mal. » 

Vite, je recule d’un pas et m’excuse auprès de mon mari qui prétend ne pas

 

m’avoir adressé la parole. Ah ! Pourtant j’avais cru…  Je reprends ma position et essaie d’ajuster la porte quand cette fois-ci, je perçois clairement: 

« Et, mais enfin, je te dis que tu me blesses, tu ne peux pas être plus attentive. » 

Cette fois-ci, je recule si brusquement que mon conjoint se retient pour ne pas tomber. Je viens de réaliser que cette voix n’est pas celle de mon époux. 

 

Mais alors, qui m’a parlé si ce n’est pas lui? 

 

         Il part chercher de l’huile pour enduire les charnières, il m’affirme que ce que j’ai entendu ne peut être que le grincement de ces vieilles portes stockées depuis si longtemps dans cette maison ancestrale non chauffée. 

 

Quand il rapporte son flacon de lubrifiant, il me trouve accroupie sous l’armoire. 

« Chut ! Je cherche d’où naissent ces appels. » J’observe patiemment, j’examine minutieusement, j’étudie attentivement, d’abord le dessous, ensuite l’intérieur, puis pour finir les portes. Malgré cela, je ne trouve rien, aucune trace suspecte. 

 

Je saisis alors la burette d’huile et commence à en verser minutieusement quelques gouttes dans les gonds de cette armoire que j’ai hâte de voir enfin définitivement installée. 

 

         Et 1, 2, 3 gouttes en haut, super ! 1, 2…Je n’ai pas le temps de déposer la troisième goutte que je reçois de l’huile dans le visage. Ça alors, ce n’est pas commun, j’ai hérité d’un meuble ensorcelé qui crache à la figure des gens qui l’entretienne. 

 

         Quelque chose obstrue probablement l’entrée du gond. Je vais donc chercher une pince à épiler afin d’extraire ce qui gêne ; je glisse doucement mon outil afin de ne pas coincer ce qui encombre l’orifice du gond, puis je tire, ça résiste, je tire encore plus fort. Ah ! Je commence à sentir bouger à l’intérieur, je resserre fortement ma pince et cette fois ci, je tire de toutes mes forces. 

 

 Ouf ! J’ai réussi. 

 

A l’instant où je veux  déposer  l’objet qui gênait sur la table, celui-ci commence à remuer et à toussoter. J’ouvre de grands yeux, je dépose le « machin » qui se tortille dans la paume de ma main et je l’étudie méticuleusement. 

 

Drôle de petit « truc », on supposerait presque que c’est un humain de très, très petite taille (environ 3 à 5 cm). Pendant que j’examine curieusement l’objet, j’entends des pleurs et ma main commence à être humide. 

 

         Que se passe-t-il ? Quelle est cette chose qui inonde ma main ? 

 

Sans me poser plus de questions, doucement je me saisis d’un mouchoir et essuie la paume de ma main, de petites perles brillantes et humides continuent à humidifier le creux de ma main. Alors, délicatement, j’essuie aussi l’ « objet » que je tiens. Puis je m’installe confortablement sur le canapé et continue à sécher ce qui me paraît être une petite femme. 

 

 

 

         Après quelques instants, elle parvient finalement à s’apaiser et me sollicite pour un bon bain moussant et chaud. Je suis quelque peu interloquée mais j’accepte. Je remplis un bol d’eau légèrement chaude dans laquelle j’ai déposé quelques gouttelettes de bain moussant, puis je la place délicatement à l’intérieur comme elle me l’a réclamé.

 

 nym3.jpgUne fois sa toilette terminée, je discerne une femme toujours d’aussi minuscule taille mais d’une beauté quasi indéfinissable.

Ses longs cheveux lui tombent sur les épaules, ses yeux sont d’un magnifique vert émeraude, elle est vêtue d’une robe resplendissante couleur automnale.

Ensuite, elle me dit qu’elle se nomme Eliette, qu’elle est une nymphe des forêts, et qu’elle vivait dans le chêne qui a servi à fabriquer cette magnifique armoire. 

 

 

         Ma curiosité me pousse à lui demander quelques explications à propos des nymphes. C’est ainsi que j’apprends qu’il en existe de plusieurs « espèces », dont la sienne que l’on nomme les Dryades. 

 

         Chaque Dryade est liée à un chêne, la tâche de celle-ci consiste à le protéger de la destruction par d’éventuels vandales. L’arbre dans lequel elle logeait n’a pas été détruit, il a été proprement abattu par un bûcheron expérimenté et respectueux des coutumes. Ensuite un ébéniste de grande renommée a confectionné un meuble d’exceptionnelle qualité. Cet acte aurait dû la libérer de cet arbre et lui redonner une taille humaine ce qui lui aurait permis de vivre comme nous. Mais voilà, le bûcheron qui s’est occupé de son chêne l’a mal débité, elle n’avait donc pas retrouvé sa liberté et, de ce fait était restée prisonnière de celui-ci.dryades.jpg

Ainsi, elle ne trouvera le bonheur que si les propriétaires de l’armoire lui rendent sa liberté. 

 

Si tel n’est pas le cas, elle doit retourner dans une forêt de chêne afin d être de nouveau prisonnière d’un de ces arbres.

  Aussitôt ces explications formulées, mon mari qui avait tout entendu, et moi-même échangeâmes un regard si complice qu’Eliette comprit qu’elle avait obtenu son indépendance. 

 

         Un grand sourire illumina alors le visage de cette belle nymphe, qui devant nos yeux se transforma en une très jolie jeune femme. 

 

         Son sort était maintenant entre ses mains, elle partagea notre foyer un moment, puis quand elle se sentit prête, elle décida de retourner dans son pays natal,

la Scandinavie. Pays lointain d’où étaient originaires mes arrières grands-parents donateurs de la fameuse armoire en chêne. 

 

         Quelques années plus tard, nous reçûmes un paquet de Scandinavie. C’était Eliette. Elle  nous apprenait qu’elle avait épousé un homme fort sympathique, il était artisan ébéniste d’art. Ils habitaient une grosse maison derrière laquelle se trouvait une immense forêt de chênes. Là-bas, nous écrivait-elle, elle se sentait vraiment chez elle. 

 

         Ah ! J’allais oublier, elle nous a aussi fait parvenir une photo sur laquelle on voit deux magnifiques enfants aux yeux verts assis sur une branche de …chêne. Elle nous a aussi préciser que ses enfants ont taille et forme humaine, comme leur papa.

Il y avait aussi un cadeau dans le colis : une nymphe miniature faite main réalisée par son mari, ceci pour nous remercier de l’accueil que nous lui avions réservée.

 

17 janvier, 2008

les missives rouges (3)

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 7:42

Plusieurs jours passent où chaque matin le rituel se poursuit : une enveloppe rouge, toujours identique aux précédentes. Telle plante à ceci, telle autre à cela… Aucun piège ne fonctionne. Là ! Je suis carrément découragée, accablée, abattue. Je ne sais plus que faire ? 

 

         Un matin, au lever, une surprise m’attend. La lettre coutumière est placée dans l’entrée, comme si elle avait été glissée sous la porte. 

 

Bizarre ? 

 

La personne dépositaire de ces envois aurait-elle été surprise par quelqu’un ?  Ou, encore aurait-elle eu crainte que je finisse par appeler les gendarmes ? Ou, tout simplement se décourage-t-elle ? Mais, doucement, je ne dois pas me réjouir trop vite. Toujours est-il que le stratagème habituel n’a pas été employé. 

 

Presque ravie, je ramasse le message et le lis : 

 

J’aurai un besoin urgent d’Arnica Montana, d’Urtica Dioica,  de compresses et de mains douces. 

Vous me trouverez dans votre sous-bois au pied du plus vieux Taxus. I I 

Tonttu II   

                                                       

 

 

 


 

 

         Je deviens livide, ce n’est plus un conseil que je reçois mais une demande d’aide. Le problème c’est que le texte est encore plus illisible que d’habitude. Comme chaque matin, je me saisis de mon précieux livre. Je finis par trouver les noms botaniques inscrits sur cette dépêche :           

·        Taxus = if ; 

·        Arnica
Montana = arnica ; 

·        Urtica Dioica = orties. 

          Me voilà sauvée, je possède tous ces ingrédients, vite, je les rassemble et c’est avec une certaine angoisse que je me dirige au fond du jardin, dans notre petit sous-bois. 

 

 

         C’est très étonnée que je déniche, le dos bien calé contre l’if, un très petit personnage. Il doit mesurer une quinzaine de centimètres, ou guère plus, il porte une barbe toute blanche et au sommet de sa tête trône un bonnet tout pointu aussi rouge que les lettres reçues. 

 

 

         Il m’explique que les produits que je lui aie apportés vont lui servir à se fabriquer un cataplasme pour soigner ses rhumatismes, qu’il est un gnome des jardins âgé de 390 ans, qu’il vit dans cet arbre depuis très longtemps, et que sa vieille, comme ils disent gentiment dans leur langage, est morte il y a peu de temps. Puis avant qu’il ne poursuive ses explications interminables, je lui propose de venir s’installer confortablement à la maison. Il accepte volontiers notre accueil. Délicatement je le dépose au creux de ma main, l’emporte avec moi et l’installe dans notre salon.

  gnome23                 Enfin, ravis, les enfants peuvent revenir à la maison.

 Toutes nos soirées, nous les passons au salon avec notre hôte, Tonttu II. Il nous raconte la vie des gnomes, la mort de sa femme, il nous dit aussi que son tour va bientôt arriver, leur durée de vie sur terre étant au maximum de 400 ans. Nous prenons toujours un immense plaisir à écouter ses nombreuses histoires. C’est ainsi qu’il nous a apprit qu’il existe six « sortes » de gnomes : 

 

·        celui des jardins : assez courant et très instruit (ce que nous avions déjà remarqué). 

·        Celui des bois : assez courant mais aussi assez sauvage, on ne l’aperçoit jamais. 

·        Celui des dunes : il porte un costume terne pour ne pas être repéré. 

·        Celui des fermes : qui a un esprit très lent. 

·        Le domestique : celui qui possède la meilleure connaissance des hommes, il parle et comprend parfaitement le langage humain et, est toujours prêt à se livrer à des taquineries sans aucune méchanceté. 

·        Celui de Sibérie : le plus sauvage de tous, on ne connaît d’ailleurs pas grand-chose de lui. 

 

 

Il nous apprend aussi que leurs cinq sens sont très développés : 

 

·        ils ont une vue très perçante ce qui leur permet de se déplacer dans la nuit sans problème. 

·        leur ouïe est très fine : ils perçoivent les sons les plus infimes, ils sont transmis à leur cerveau à la vitesse de l’éclair, ce qui leur permet de toujours pouvoir s’éclipser avant la venue du danger. 

·         un odorat hyper développé, avec des capacités identiques à celles de leur ouïe. 

·        Le toucher équivalent à celui d’un aveugle, d’où leur déplacement très agile. 

·        Un goût identique à celui des humains, avec ces quatre saveurs : doux, aigre, salé et amer. 

 

Il nous a aussi enseigné qu’un gnome mesure rarement plus de quinze centimètres et qu’il est sept fois plus fort qu’un homme, il peut, par exemple, soulever un tronc d’arbre pour dégager un animal coincé dessous. Ces petits personnages se déplacent et voyagent de pays en pays grâce aux grues, aux oies, aux cygnes et autres gros oiseaux migrateurs. Mais aussi à dos de renards, loutres, loups… 

 

 

 

Il peut aussi courir aussi vite qu’un lièvre pour éviter un danger. Tous les animaux sont leurs amis car ils les soignent, et même pour ceux qu’ils aiment moins comme l’araignée, ils restent respectueux, ils ne détruisent jamais leurs toiles, sinon, ça leur portent malheur. 

 

 

Il nous a raconté encore beaucoup et beaucoup d’autres choses sur la vie des gnomes. Puis un matin, quand nous nous sommes levés, il n’était plus là, et le vieil if au fond du jardin commençait à perdre ses aiguilles. Ça aussi, il nous l’avait dit : 

 

« Quand la mort est toute proche, nous entreprenons notre ultime voyage secret vers 

Le Mont De

La Vie Eternelle 

et ce mont aucun homme ne l’a jamais vu. » 

 

Tonttu II       gnome33


 

 

16 janvier, 2008

les missives rouges (2)

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 7:22

        Le lendemain matin, de nouveau un pli rouge.enveloppe rouge 2

Vos Aquilegias vulgaris ne sont pas au

                                                                           bon emplacement pour floraison idéale. 

Tonttu I I

         Là, l’inquiétude commence à monter en moi. Qui peut pénétrer dans la maison la nuit et par où ? Et comment se fait-il que le chien n’aboie pas ? 

         Je n’hésite pas une seconde et j’attrape mon guide de jardinage. Dans ce billet, il est cette fois-ci question d’ancolies, il est écrit que ce sont bien des végétaux qui préfèrent la mi-ombre plutôt que le plein soleil. Malheureusement pour moi, je ne pourrai les déplacer qu’à l’automne.          J’inspecte ensuite la maison de fond en comble et ne découvre rien de suspect. Je décide donc que cette nuit je dormirai au salon, ayant un sommeil léger, j’entendrai l’intrus et ainsi je pourrai le surprendre.         A mon réveil, je suis contente car je n’ai pas été dérangée pendant la nuit. Personne n’aura osé s’aventurer dans la cuisine sachant que je dormais en bas, sur le canapé. 

        Mais, à côté de mon bol, à son emplacement habituel, une autre lettre rouge. enveloppe rouge 2

                                                                    Vos Cheiranthus cheirii jaune soufre ont l’Altise.

                Attention aux plantes voisines, ça se propage très rapidement !

Tonttu I I

Sans tarder, je me saisis de mon recueil sur les plantes et trouve ceci : mes giroflées Ravenelles sont infectées, je dois pulvériser un insecticide. 

         Mais comment se fait-il que je n’ai perçu aucun bruit cette nuit. Je ne décèle aucune trace nulle part non plus. Mon inquiétude est de plus en plus vive, en effet n’importe qui peut pénétrer dans notre maison sans qu’on s’en aperçoive. Je décide donc d’envoyer les enfants en vacances chez des amis jusqu’à la résolution de cette drôle d’affaire. 

          

Et, avant d’aller dormir, je saupoudre toute la cuisine de farine. Cette fois-ci le piège ne peut que fonctionner. Nul ne peut marcher sans laisser un minimum de traces au sol. 

         Et comme chaque matin depuis plusieurs jours, j’aperçois enveloppe rouge 2à proximité de mon bol un billet rouge. Mais sur le sol, rien, aucune empreinte suspecte !

        Je suis de plus en plus tourmentée, cette histoire me rend folle d’inquiétude. Comment vais-je dépister celui ou celle qui a une telle connaissance des plantes, et qui pénètre dans la maison sans laisser aucun indice apparent ? 

         Plusieurs jours passent où chaque matin le rituel se poursuit : une enveloppe rouge, toujours identique aux précédentes. Telle plante à ceci, telle autre à cela… Aucun piège ne fonctionne. Là ! Je suis carrément découragée, accablée, abattue. Je ne sais plus que faire ? 

15 janvier, 2008

les missives rouges

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 9:51

 L’histoire que je vous mets en ligne aujourd’hui sera en plusieurs parties, si vous voulez connaître la suite il vous faudra donc venir plusieurs jours de suite.

 

 

         Aujourd’hui, je suis ravie, pour une fois je suis la première levée. Il faut dire que le temps est superbe et que j’ai hâte de pouvoir enfin commencer à jardiner. 

         Je descends les escaliers silencieusement afin de ne pas réveiller la maisonnée encore endormie. J’ouvre doucement la porte de la cuisine, la referme derrière moi avec autant d’attention. A l’instant où je m’attable, je remarque une toute petite enveloppe rouge posée contre mon bol. Un des enfants a dû vouloir me faire une surprise. Ils sont vraiment mignons mes petits, toujours attentionnés pour leur maman.          Délicatement, je l’ouvre. A l’intérieur il y a un message que j’ai bien du mal à déchiffrer, tout d’abord parce que ce style d’écriture est presque indéchiffrable, ensuite parce que je ne connais pas tous termes notés dans cette lettre. 

         J’imagine alors que c’est plutôt une plaisanterie de mon mari. envelopperouge.jpg

Vous devriez prêter plus d’attention à vos plantes :

                                          votre Paéonia rouge est atteinte d’Hépiale.                                                                   Tonttu I I 

          

          Je lis, relis, tourne et retourne ce message, l’observe le plus attentivement possible. Non !  Je dois bien avouer que je n’y comprends rien ?          Quand le reste de la famille se lève, je leur montre la lettre et de suite mon mari me dit qu’un voisin a voulu nous faire une blague. D’accord, moi aussi j’y ai bien pensé, mais je ne vois pas comment il serait entré dans la maison, j’ai vérifié la porte est fermée à clef.          Tranquillement, nous partageons notre petit-déjeuner en commun. Nous ne sommes pas pressés, aujourd’hui c’est dimanche, jour de repos pour chacun de nous. Une fois notre repas terminé, je sors jardiner comme prévu. Mon voisin, excellent jardinier, m’a dit que c’était le bon jour pour semer les haricots, il regarde toujours la position de la lune (montante ou descendante) pour ses plantations. Je commence donc par tirer le cordeau pour m’assurer l’alignement le plus parfait possible. Mais tout en m’activant, je repense à cette missive, cette information est tout de même bizarre. Je suis trop préoccupée pour poursuivre. Il faut que je découvre ce que me dit ce message. 

         Je reprends le texte, il est question de plantes, je monte chercher mon guide « Traité pratique du jardinage ». Dans le sommaire, je trouve le mot « paéonia », en fait c’est tout simplement le terme technique pour dire une pivoine,  et le mot « hépiale » est le nom d’une maladie de cette plante, je lis les explications données, puis  le traitement approprié. Quand j’arrive vers mes pivoines rouges, je m’aperçois qu’effectivement elles sont malades, je pratique alors les soins conseillés dans mon ouvrage.           Le reste de la journée se poursuit sans encombre : plantations et entretien du jardin potager, comme prévu.  … la suite, demain

12 janvier, 2008

souris mon amie

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 16:17

Comme chaque matin, je vaquais à mes occupations habituelles de mère au foyer lorsque je crus percevoir un petit bruit, quelque chose qui ressemblait à une toute petite voix perçante, je regardai autour de moi et comme je ne vis rien d’anormal, je poursuivis mon activité. 

         Je me concentrais bien sur ma tâche, car le travail que j’effectuais à ce moment précis demandait attention et délicatesse. Soudain, je perçus de nouveau une sorte de petit son très pointu, un peu comme un appel ; oui, j’avais bien entendu un bruit car mes oreilles se mirent aussitôt à bourdonner et un sifflement désagréable tel un acouphène dura quelques instants et m’obligea à lever la tête. 

         Cette fois, je me retournai, observai et détaillai la pièce dans les moindres petits recoins afin de comprendre d’où venait ce bruit ; mais rien, non, aucune présence hormis la mienne n’était décelable, le salon était vide, totalement désert. 

         Je repris donc ma besogne, de nouveau me concentrai : ·        surtout, ne pas mélanger les couleurs, 

·        bien comptabiliser tous les points, ·        attention à ne pas dépasser les limites…       Aucune erreur ne m’était permise. 

Aïe, une douleur au niveau de ma cheville droite. Machinalement je levai la jambe et me massai à l’endroit où j’avais ressenti ce picotement, puis aussitôt me replongeai dans mon activité, continuant à fournir une attention toute particulière à ce labeur. 

J’étais tellement concentrée, qu’il me fallut un bon moment avant de m’apercevoir qu’une petite chose était venue se poster devant moi, sur ma table de travail, les mains tremblantes et deux yeux perçants me fusillant du regard.

souris mamanJe plaçai de côté mon travail, levai bien haut la tête et fixai la petite bestiole droit dans les yeux, prête à affronter le défit. Je n’eus que le temps d’ouvrir la bouche avant que cette intruse ne s’époumone : «   Premièrement, je ne suis ni une petite chose, ni une bestiole, je suis madame Souribelle.    Deuxièmement, je vous prierais de bien vouloir me vouvoyer, comme le ferait toute personne respectueuse polie et sensée.  Troisièmement, vous avez réveillé mon bébé à force de compter 1, 2, 3, et 1, 2, 3,  et encore 1, 2, 3. Vous ne savez compter que jusque 3 vous les humains ? Je croyais pourtant que vous étiez la race animale la plus intelligente ; 

Et pour finir, vous avez placé votre pied droit devant ma porte d’entrée, je ne peux donc pas rentrer chez moi pour consoler et nourrir ma petite. 

Sur ces dernières paroles,souris se sauveelle s’éclipsa, sans que j’aie le temps de prononcer un seul mot. J’en restai bouche bée. 

J’étais probablement en train de rêver toute éveillée. Etait-ce bien une souris qui venait de me sermonner ? 

Il me fallut un bon moment avant de reprendre mes esprits. Là, il est grand temps de m’imposer une pause, voilà comment une si forte concentration poussée jusqu’à une tension extrême pouvait agir sur le mental. 

Alors, je me levai et regardai tout de même où était placé mon pied droit, 

Effectivement, je découvris un petit trou. Pour plus de sûreté et afin d’être persuadée de ne pas avoir fait un cauchemar, je clouai solidement une planchette de bois devant cette minuscule cavité. 

         Le lendemain, je m’installai confortablement devant ma table de travail, je tendis la main pour prendre mon sac à ouvrage et le posai devant moi. A l’instant même où je commençai à ouvrir la fermeture à glissière, j’aperçus une petite tête grise, un doigt posé sur la bouche.

souris endormie « Chut ! Ne faîtes pas de bruit, la petite dort encore. »souris au lit

           Je fus si surprise que doucement j’ouvris mon cabas et je découvris, allongée, une adorable souricette endormie profondément et suçant son pouce. Alors, en chuchotant, je questionnai madame Souribelle à propos de sa présence dans ma sacoche. 

         Cette dernière m’expliqua qu’aussitôt après notre entretien, elle était rentrée dans sa maison, puis était allée promener sa fille pour la calmer. Une fois la fillette rendormie, elle voulut retourner chez elle, mais la porte de son habitation avait alors disparu. Paniquée et découragée à l’idée de devoir encore déménager, elle découvrit cet abri, trouva le lit plutôt douillet, et s’y plut tellement qu’elle s’endormit aussitôt.

maman souris tricote  Depuis ce jour, j’appris à madame Souribelle comment confectionner de jolis vêtements. Madame Souribelle et sa fille Souricette ne quittèrent plus cette maison. Et, nous devînmes les meilleures amies du monde. 

                                                                              bébé souris

 Voilà pour cette seconde histoire originale écrite par moi-mêmeLes illustrations sont tirées de http://cathycreatif.free.fr/

10 janvier, 2008

La sorcière de la chaudière.

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 22:00

La sorcière de la chaudière.           La toute première fois que j’ai  entendu ce bruit : un souffle très léger et saccadé, ou plus exactement vaporeux et irrégulier ; une peur inexpliquée s’est emparée de moi. C’était un matin, à l’heure du petit déjeuner.          Tout d’abord, je n’ai pas osé en parler aux autres, j’ai jugé qu’ils me considèreraient détraquée, alors je me suis tue, d’ailleurs, effectivement,  même le chien n’avait pas levé la tête, le bruit n’avait pas attiré son attention, peut-être n’étais-je encore pas trop bien éveillée ? 

         Le lendemain matin, juste après le lever du soleil, j’étais tranquillement installée devant mon bol de thé et mes tartines lorsque je perçus très nettement un chuintement, cette fois-ci, je relevai la tête, j’observai mon mari et mes enfants, mais aucune réaction, rien, personne ne leva le nez, non, personne ne bougea.  Sûr de ce que je venais d’entendre, je leur demandai s’ils n’avaient rien remarqué, mais non, aucun d’eux n’avait perçu le moindre bruit suspect. 

poele à bois


 

         Je leur expliquai donc que depuis deux jours, pendant que je prenais mon petit déjeuner, le matin, j’entendais un léger souffle, presque imperceptible, comme s’il y avait une présence étrangère dans la cuisine. Bien entendu, la réaction fut celle à laquelle je m’attendais : « Tu te prends pour Jeanne d’Arc ! » et chacun se mit à rire en se moquant des voix que moi seule entendais. Encore une fois, je pensai que mes oreilles m’avaient jouées un sale tour, ou que j’étais  encore ensommeillée.          Le jour suivant, je pris tout d’abord ma douche, là, j’étais parfaitement revigorée. Je m’assis donc tranquillement autour de la table afin de partager mon repas avec ma famille, et effectivement, je n’entendis aucun son suspect, je dus me rendre à l’évidence, j’avais vraisemblablement rêvé. Ils avaient raison, la cuisine ne renfermait ni revenant, ni monstre, ni aucun esprit quel qu’il soit. Mon dieu, ce que notre imagination pouvait nous jouer comme tour, c’était effarant. 

         Une semaine  passa tranquillement, chaque matin le rituel se répétait : la douche, le petit-déjeuner, et chacun de partir à ses occupations (Bruno à son travail, Clémence et Lucas au collège et moi dans ma classe, prête à accueillir les élèves.)          Et puis, un  dimanche à l’aube, toute la maisonnée était encore endormie. J’étais assise à la table de la cuisine, je lisais tranquillement le journal en attendant l’heure du petit déjeuner commun et, chose essentielle, sans aucune hâte, car c’était le seul jour de repos pour tous. Le silence le plus complet régnait donc en ce tout début de matinée ensoleillée annonçant une longue et belle journée paisible. J’étais bien, sereine, quand une sonorité que je ne pus décrire et qui pourtant ma parut familière se fit entendre. 

Qu’était-ce donc ? Probablement rien puisque la chienne n’avait eu aucune réaction, elle n’avait même pas daigné lever la tête ; c’était encore certainement mon imagination qui me jouait des tours. Je repris donc tranquillement ma lecture. Quelques instants plus tard, de nouveau un bruit, cette fois-ci, je reconnus ce phénomène, c’était une sonorité identique à celle que j’avais déjà entendue la semaine précédente. 

Ah, non ! Cette fois-ci, ça ne pouvait pas être mon imagination !          Alors, délicatement,  je me levai de ma chaise, le plus discrètement possible, je m’approchai du lieu d’où semblait venir ce son, c’était là, à cet endroit précis, vers la chaudière, alors tout doucement, très lentement je tendis l’oreille. Et cette fois, je l’entendis clairement, elle me susurrait des mots, me chuchotait des sons si délicats que je devais rester très attentive si je souhaitais tout percevoir. Elle me révélait de très jolies choses.   

         Mais que m’a-t-elle dit ? Vous aimeriez le savoir ? 

sorcière

         Dans ce cas, faîtes comme moi, et si vous souhaitez vraiment savoir ce que me raconte la sorcière de la chaudière tous les matins, vous devrez être très attentif, avoir une ouïe très fine, un zeste d’imagination. 

Bonjour

Classé dans : mes histoires — sorcieresetfees @ 13:32

Je viens de créer ce nouveau blog pour y placer les histoires que j’écris.
Des histoires pour enfants mais aussi pour les grands qui n’onr pas quitté le monde de l’enfance comme moi-même par exemple.

Pourquoi écrire des histoires ou pour qui??

Pour toi, pour lui, pour elle, pour votre enfant, pour tous ceux qui ont des nuits hantées de cauchemars ou tout simplement pour ceux qui ont envie de lire des histoires pas comme les autres.

 

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